Deux choses, et deux seulement : la qualité de ce qu'on apprend au premier rendez-vous, et la vitesse à laquelle on corrige quand le système se trompe. Le reste du travail se fait très bien à distance, et nous le disons plutôt que de vendre la proximité comme une valeur en soi.
Le premier point est le plus concret. Une tâche répétitive se comprend en regardant quelqu'un la faire : les trois onglets qu'il ouvre sans y penser, le tableur parallèle que personne n'a mentionné en réunion, la raison pour laquelle telle demande est toujours mise de côté. Ce sont ces détails qui décident si un agent est utile, et ils se voient mieux assis à côté du poste qu'en visioconférence.
Le second point concerne le rodage. Quand l'agent propose quelque chose de faux, la personne qui l'a repéré a besoin de trente secondes pour le montrer, pas d'un compte rendu. Sur un site francilien, ces trente secondes se prennent sur place.
En dehors de ces deux moments, nous travaillons à distance comme partout ailleurs en France : nous ne multiplions pas les rendez-vous de confort.