Parce que la relance n'a pas d'heure. Elle n'est urgente pour personne, elle n'a pas de client en face qui la réclame, et elle atterrit le vendredi après-midi sur le bureau de celui qui a déjà chiffré douze demandes dans la semaine.
Trois causes reviennent, et elles ne se règlent pas de la même façon. La première est le suivi : personne ne sait dire, un mardi matin, quels devis attendent une réponse depuis plus de quinze jours. L'information existe, elle est éparpillée entre la boîte mail, le logiciel de gestion et un tableur. La deuxième est la gêne : relancer donne l'impression d'insister, surtout quand on n'a rien de neuf à dire. La troisième est le contenu : une relance qui dit « je reviens vers vous » n'apporte rien au client, et celui qui l'écrit le sait.
Un logiciel de relance règle la première. Il ne règle ni la deuxième ni la troisième, et c'est là, à notre avis, que beaucoup d'outils installés finissent par ne plus servir.