À trois conditions réunies : elle arrive par écrit, y répondre suppose d'aller chercher une information ailleurs, et une personne peut relire le résultat en quelques secondes. Si une seule manque, l'agent produira du travail que personne ne peut vérifier.
Reprenons-les une par une, parce que c'est ce tri qui décide de la suite.
- Elle arrive par écrit. Un email, un formulaire, un fichier joint, une ligne dans le CRM. Une demande passée au téléphone ou réglée dans l'atelier ne laisse pas de matière à un agent, sauf si quelqu'un la saisit derrière, et alors c'est la saisie, pas la demande, qui est la vraie tâche.
- Y répondre demande d'aller chercher. Une référence dans le catalogue, un historique client, un prix fournisseur, une disponibilité. C'est là que l'agent fait gagner du temps : il ouvre les cinq endroits où l'information se trouve pendant qu'une personne en ouvrirait un seul.
- Le résultat se relit vite. Une proposition, un message, un classement, une fiche remplie : quelque chose dont on voit en dix secondes si c'est juste. Une tâche dont la vérification prend autant de temps que l'exécution ne vaut pas l'automatisation.
Trois tâches passent ce test dans la plupart des PME qui vendent sur devis : la demande de prix qui arrive par email et qu'il faut chiffrer, la relance du devis envoyé il y a trois semaines, et le tri de la boîte partenaire ou contact que personne ne relève vraiment.
Une condition n'apparaît pas dans cette liste parce qu'elle vient avant : l'agent doit pouvoir trouver l'information juste. Si le même client porte trois noms dans trois logiciels et que personne ne sait quel devis est à jour, le tri ne sert à rien. C'est le sujet de base de connaissances IA : rangez ce que votre agent doit savoir avant de changer de modèle.